Un virus vient d'infester les oiseaux. Des milliers d'oiseaux viennent mourir dans les rues de Saverne. Dans le parking de l'hôpital,  le docteur Petersen trouve le cadavre d'un grand corbeau mort avec du sang qui coule de son bec. Il alerte l'infirmière d'accueil et le vigile. Les deux vont mourir après une semaine. Puis 2 autres puis 5, puis 10,  puis ce seront 25 malades qui vont venir mourir chaque semaine à l'hôpital.  Dans le reste de l'Europe c'est la même scène avec ses milliers de morts...

       La hiérarchie administrative, habituellement si directive, devient silencieuse. Silence étrange qui pousse les médecins et les soignants  à douter de leurs directeurs. L'économie s'effondre, et avec elle les faux besoins. Les admirateurs collectés sur les sites internet n'apportent plus aucune consolation. Tout ce monde virtuel s'envole en fumée. Cette année-la, les feux de la Saint-Jean attirent un monde inhabituel. Les survivants deviennent superstitieux. Au contact de la mort les médecins se transforment. Ils cessent de se considérer comme de simples "offreurs de soins" et certains se mettent à refuser les injonctions de l'Administration. Laissés à eux-mêmes, ils redécouvrent le côté magique et essentiel de la Médecine. Derniers recours, ils comprennent le véritable sens de leur profession. La Médecine, grande observatrice du Monde, et de la société, va inventer une nouvelle société...